« Sans dentelle!... »
Je ne garderai pas mes dentelles.
Brûleront la nuit les deux chandelles
Et dans le grand silence du soir,
Ton corps ne pourra que m’émouvoir.
A l’exquise clarté de tes yeux
Je chuchoterai des mots de feu
De la pétulance de mes lèvres
Je saurai te brûler de mes fièvres.
De mes douces courbes à mes creux
Tu dégusteras chacun d’entre eux,
Prisant la fermeté de mes seins
Ou honorant le creux de mes reins.
Sous la lune cette amie caressante,
Ton étreinte s’appuiera pressante,
Ensemble nous tutoierons les anges
Sensibles en nos tendres louanges.
Nos peaux frémiront de splendeur
Sous la hardiesse de notre ardeur.
Tu te gaveras de gourmandise
Enjôleur objet de convoitise.
Quand nos corps brûleront fort soudés
Nous laisserons l’amour les guider
En nous transcendant jusqu’à l’extrême
Pour baigner dans un bonheur suprême.
