«L’Amour aux champs»
Après un bain dans le lac proche
Nous postons pour nous apaiser
En nous couvrant de doux baisers
Cupidon ses flèches décoche.
Nus sur nos serviettes de plage
Secoués de doux friselis
Dissimulés par les taillis
À nous deux divin grappillage.
La jaugeant avec désinvolture
Chatouilleuse comme un plumet
Audacieuse au grand toupet
Ta main recherche l’aventure.
Ta caresse plus persistante
A le don de m’émouvoir
Puis te glissant dans le couloir
Notre fébrilité augmente.
La vague de nos corps ondule
Tangage et remous, roulis, flots
Fous jusqu’aux derniers soubresauts
Puis dans la torpeur on bascule.