Et s'est enfui le temps
En
cette journée si froide d’hiver
je
mélange les petits feux du soleil qui doucement se posent en taches jaune pâle
sur
la nature environnante à ces feux qui consument lentement mais irrémédiablement
mon âme.
Je
sais maintenant les bonheurs que j’ai eus, je sais combien ils m’étaient chers,
je sais aussi que tout cela est fini, fini…
Plus
rien même avec la plus grande volonté du monde, ne sera plus jamais comme
avant. J’ai mis du temps pour comprendre tout cela, mais aujourd’hui, même si quelques journées seront
un peu plus gaies, jamais plus elles ne
ressembleront à autrefois… J’en ai fait mon deuil, mais je garde certaines
périodes qui demeureront uniques et merveilleuses au plus profond de moi…
Il
me faut maintenant oublier ces moments auxquels j’avais cru pouvoir faire face
et les ensevelir définitivement.
Trouver
au fond de moi la force d’extraire la douleur des maux
en
laissant vagabonder mon esprit vers d’autres lieux, vers d’autres êtres.
Prendre
au présent ses instants « tendresse », s’abandonner à d’autres bras, à d’autres
bouches, à d’autres cœurs…
En
ressentir une profonde paix intérieure, moment fragile, mais si intense…
Tout lentement se déconstruit…
Et se reconstruit une autre vie, moins vive, moins intense.

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